SOLDATS DE L'ARMÉE SECRÈTE MORTS POUR LA PATRIE

Borne de Ways, chemin de la Vallée


À la limite de Baisy-Thy et de Sart-Dames-Avelines, la "borne de Ways" a été le théâtre d’une tragédie le 19 août 1944.


Six personnes occupaient un pavillon, dont quatre résistants de l’Armée secrète de Grez-Doiceau : Edouard GUIRSCH, Raymond et Albert HERBINIA et René DUCHESNE accompagnés de deux réfractaires du travail obligatoire en Allemagne, Raymond LIBERT et un étudiant d’Hoegaarden.


Au cours d’une opération de sabotage la nuit du 16 août, les résistants se heurtent à une patrouille allemande. Albert HERBINIA et René DUCHESNE sont blessés par des éclats de grenade. Leurs blessures réclament des soins sérieux et ils se rendent le 19 août chez le docteur GOGNEAUX, médecin de l’Armée secrète.


Ce déplacement va leur sauver la vie ! Peu de temps après leur départ, le pavillon est cerné par des soldats allemands et des rexistes. Les Allemands prennent deux ouvriers occupés à la moisson en otage, Emile BEEKEN et Jules FERGLOUTE. Obligeant les otages à marcher devant eux, les Allemands atteignent facilement le pavillon et capturent les quatre occupants. Raymond HERBINIA, 20 ans, et Edouard GUIRSCH, 47 ans et père de six enfants, sont sauvagement torturés avant d’être abattus d’une balle dans la nuque par Lieczynski pour GUIRSCH et par le rexiste De Mascio pour HERBINIA.


Raymond HERBINIA aura ces paroles lourdes de sens avant d’être achevé: "Mourir à 20 ans, c’est terrible, mais c’est pour une bonne cause". Les deux autres occupants seront interrogés sérieusement, Raymond LIBERT mourra dans un camp de concentration en Allemagne.


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